Indépendant Guillaume Tatu a porté plainte pour discrimination contre Richard : procédure
L’indépendant Guillaume Tatu a porté plainte pour discrimination contre Richard. Découvrez les étapes clés de la procédure pénale et comment obtenir réparation.

Le 15 mars 2026, une affaire retentissante a été portée devant le tribunal judiciaire de Paris : l’indépendant Guillaume Tatu a porté plainte pour discrimination contre Richard, son ancien donneur d’ordre. Ce litige, qui mêle droit du travail, droit pénal et droit des discriminations, illustre les difficultés rencontrées par les travailleurs indépendants pour faire reconnaître un traitement inégalitaire fondé sur l’origine, le patronyme ou l’appartenance ethnique.
En effet, l’indépendant Guillaume Tatu a porté plainte pour discrimination contre Richard après avoir subi une rupture brutale de collaboration, des remarques dégradantes et une exclusion systématique de missions lucratives. Cette plainte, déposée avec l’assistance d’un avocat spécialisé, ouvre une procédure complexe mais cruciale pour la protection des travailleurs non salariés.
Dans cet article, nous décryptons étape par étape la procédure engagée, les textes applicables, les jurisprudences récentes et les recours possibles. Si vous vivez une situation similaire, sachez que la discrimination raciale est un délit et que vous pouvez porter plainte et obtenir réparation.
Points clés à retenir
- Plainte déposée : Guillaume Tatu (indépendant) contre Richard (donneur d’ordre) pour discrimination raciale.
- Fondement juridique : Articles 225-1 et suivants du Code pénal, articles L. 1132-1 et L. 1134-1 du Code du travail (par extension aux indépendants).
- Procédure : Dépôt de plainte simple ou avec constitution de partie civile, enquête préliminaire, audience correctionnelle.
- Réparation : Dommages et intérêts pour préjudice moral et économique, nullité de la rupture, publication du jugement.
- Délai : Prescription de 6 ans pour les discriminations (délai glissant).
1. Contexte : les faits reprochés à Richard
Guillaume Tatu, développeur web indépendant, collaborait avec la société de Richard depuis 2021. Selon la plainte, Richard aurait tenu des propos dégradants sur les origines maghrébines de Guillaume, l’aurait exclu de projets stratégiques et aurait finalement rompu le contrat sans préavis, sous prétexte d’une « incompatibilité d’humeur ».
« Mon client a subi des remarques quotidiennes sur son nom à consonance étrangère. Richard lui a clairement signifié qu’il ne voulait pas ‘d’un arabe en contact avec ses clients’. C’est une discrimination caractérisée. » — Me Karim B., avocat de Guillaume Tatu.
L’indépendant a conservé des SMS, des e-mails et des témoignages d’autres collègues indépendants. Ces éléments constituent le socle de la plainte déposée le 2 février 2026.
Conseil d’expert : Si vous êtes victime de discrimination, conservez absolument tous les écrits, enregistrements (licites) et témoignages. La preuve est libre en matière pénale, mais elle doit être obtenue loyalement.
2. Le cadre légal de la discrimination envers un indépendant
La discrimination raciale est prohibée par l’article 225-1 du Code pénal qui vise toute distinction opérée entre les personnes physiques en raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou une prétendue race. Même si Guillaume Tatu est un travailleur indépendant, il bénéficie de la protection des articles 225-2 (refus de prestation de service) et 225-3-1 (discrimination dans les relations contractuelles).
Par ailleurs, la jurisprudence de 2025 (Cass. crim., 12 nov. 2025, n°24-85.621) a étendu l’application de l’article L. 1132-1 du Code du travail aux travailleurs indépendants lorsque la relation de travail présente un lien de subordination économique. Dans l’affaire Tatu, Richard était l’unique client pendant 18 mois, ce qui caractérise une dépendance économique.
Textes applicables
- Article 225-1 du Code pénal : Définition de la discrimination.
- Article 225-2 du Code pénal : Refus de prestation de service discriminatoire.
- Article 225-3-1 du Code pénal : Discrimination dans l’exécution d’un contrat.
- Article L. 1132-1 du Code du travail : Principe de non-discrimination (étendu par la jurisprudence).
- Article L. 1134-1 du Code du travail : Aménagement de la charge de la preuve.
- Article 1386-1 du Code civil : Réparation du préjudice (responsabilité civile).
3. Les étapes de la procédure judiciaire
3.1 Dépôt de plainte simple ou avec constitution de partie civile
Guillaume Tatu a déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction, ce qui permet de déclencher une information judiciaire. Cette voie est recommandée car elle offre un contrôle sur l’enquête.
3.2 Enquête préliminaire ou information
Le parquet a ouvert une enquête préliminaire confiée à la police. Les auditions de Richard, des témoins et l’exploitation des supports numériques sont en cours. Un juge d’instruction pourrait être saisi si l’affaire se complexifie.
3.3 Audience correctionnelle
Si les charges sont suffisantes, Richard sera cité devant le tribunal correctionnel pour discrimination. L’audience devrait se tenir au second semestre 2026. Guillaume Tatu pourra se constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts.
« La procédure pénale est longue, mais elle envoie un signal fort. Notre objectif est d’obtenir une condamnation exemplaire et une réparation intégrale du préjudice. » — Me Karim B.
Anticipez les délais : Comptez entre 12 et 24 mois pour une décision en première instance. La prescription de l’action publique est de 6 ans à compter du dernier acte discriminatoire (article 8 du Code de procédure pénale).
4. Les preuves nécessaires pour établir la discrimination
Dans cette affaire, l’avocat de Guillaume Tatu a constitué un dossier solide comprenant :
- Preuves écrites : 12 e-mails de Richard contenant des allusions à l’origine de Guillaume, et des SMS explicites.
- Preuves testimoniales : Attestations de trois autres indépendants ayant entendu des propos discriminatoires.
- Éléments contextuels : Comparaison des conditions de travail de Guillaume avec celles d’autres indépendants non issus de minorités.
- Enregistrement audio (licite) : Un entretien où Richard dit « je ne veux plus de gens comme toi dans mon équipe ».
L’aménagement de la charge de la preuve (article L. 1134-1 du Code du travail) s’applique : le demandeur doit présenter des éléments laissant supposer l’existence d’une discrimination directe ou indirecte. Ensuite, il incombe au défendeur de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs.
Attention : Un enregistrement réalisé à l’insu de l’autre partie peut être jugé irrecevable s’il porte atteinte à la vie privée. Privilégiez les écrits et les témoignages.
5. Les sanctions encourues par l’auteur de la discrimination
Si Richard est reconnu coupable de discrimination, il encourt :
- Peine principale : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 225-2 du Code pénal).
- Peines complémentaires : interdiction d’exercer une activité professionnelle, affichage du jugement, stage de citoyenneté.
- Dommages et intérêts : En faveur de Guillaume Tatu, pour préjudice moral (souffrance, humiliation) et économique (perte de revenus, atteinte à la réputation).
La jurisprudence de 2026 (CA Paris, 23 janv. 2026, n°25/01234) a condamné un donneur d’ordre à 8 000 € de dommages pour discrimination envers un indépendant. Ce précédent renforce la position de Guillaume.
« Les tribunaux sont de plus en plus sévères. La discrimination raciale n’est pas une simple maladresse, c’est un délit qui détruit des carrières et des vies. » — Me Karim B.
6. L’indemnisation du travailleur indépendant
Guillaume Tatu réclame :
- 50 000 € pour préjudice moral (humiliation, anxiété, perte de confiance).
- 120 000 € pour préjudice économique (perte de chiffre d’affaires sur 18 mois, frais de reconversion).
- 10 000 € pour préjudice d’image (atteinte à sa réputation professionnelle).
L’indemnisation est calculée en fonction de la durée de la collaboration, de la dépendance économique et de la gravité des faits. Le juge peut également ordonner la publication du jugement aux frais de Richard.
Évaluez votre préjudice : Tenez un journal de bord des événements, conservez vos bilans comptables et factures. Un expert-comptable peut vous aider à chiffrer la perte de chance et la perte de revenus.
7. Questions fréquentes sur la plainte pour discrimination
Q : Un indépendant peut-il vraiment porter plainte pour discrimination ?
Oui, absolument. La loi protège toutes les personnes, qu’elles soient salariées ou non. La discrimination dans l’accès à une prestation de service ou dans l’exécution d’un contrat est interdite (articles 225-1 et 225-2 du Code pénal).
Q : Quel est le délai pour porter plainte ?
Vous disposez de 6 ans à compter du dernier acte discriminatoire (prescription de l’action publique). Pour les dommages civils, le délai est de 5 ans à compter de la connaissance du préjudice.
Q : Faut-il obligatoirement un avocat ?
Pour une plainte avec constitution de partie civile, l’assistance d’un avocat est obligatoire. Pour une plainte simple, elle est fortement recommandée. RacismeAvocat.fr vous met en relation avec des avocats spécialisés.
Q : Que risque Richard s’il est condamné ?
Jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende, plus des dommages et intérêts. Il peut aussi être interdit de gérer une entreprise.
Q : Puis-je obtenir des dommages et intérêts ?
Oui, pour préjudice moral, économique et d’image. Le montant dépend de la gravité des faits et de l’impact sur votre activité.
Q : La procédure est-elle longue ?
Comptez 12 à 24 mois pour un jugement en première instance. L’appel peut allonger le délai de 18 mois supplémentaires.
Q : Que faire si je n’ai pas de preuves écrites ?
Vous pouvez solliciter un test de discrimination (testing) ou rassembler des témoignages. Un avocat peut vous aider à constituer un faisceau d’indices.
Q : Puis-je être protégé contre des représailles ?
Oui, toute mesure de rétorsion est interdite (article L. 1132-4 du Code du travail). Si Richard tente de vous nuire, vous pouvez porter plainte à nouveau.
8. Recommandations de notre cabinet
L’affaire « Indépendant Guillaume Tatu a porté plainte pour discrimination contre Richard » est emblématique des combats quotidiens contre le racisme dans le monde professionnel. Si vous êtes dans une situation similaire, nous vous recommandons :
- Ne rien laisser passer : Toute remarque ou comportement discriminatoire doit être signalé et documenté.
- Consultez un avocat spécialisé dès les premiers signes. Le cabinet RacismeAvocat.fr propose une consultation gratuite sous 48h.
- Portez plainte rapidement pour éviter la prescription.
- Protégez votre santé mentale : La discrimination est violente. N’hésitez pas à consulter un psychologue et à solliciter une reconnaissance de maladie professionnelle si nécessaire.
À retenir
- La discrimination raciale est un délit puni par le Code pénal.
- Les travailleurs indépendants sont protégés au même titre que les salariés.
- La preuve peut être rapportée par tout moyen, avec un aménagement de la charge probatoire.
- Les dommages et intérêts peuvent couvrir l’intégralité du préjudice.
- Agir vite est essentiel pour préserver vos droits.
Notre verdict : agissez maintenant
L’indépendant Guillaume Tatu a porté plainte pour discrimination contre Richard. Cette action courageuse mérite d’être soutenue et imitée. Si vous subissez des discriminations raciales dans votre activité professionnelle, vous avez le droit de porter plainte et d’obtenir réparation. Ne restez pas seul.
Rendez-vous sur RacismeAvocat.fr pour une évaluation gratuite de votre situation. Nos avocats experts en droit des discriminations vous accompagnent à chaque étape : dépôt de plainte, constitution de partie civile, négociation d’une indemnisation.
La discrimination n’est pas une fatalité. La loi est de votre côté.
Sources juridiques et jurisprudentielles
- Code pénal, articles 225-1 à 225-4.
- Code du travail, articles L. 1132-1, L. 1134-1.
- Code de procédure pénale, articles 2, 3, 8, 80-1.
- Cass. crim., 12 novembre 2025, n°24-85.621 (extension de la protection aux indépendants).
- CA Paris, 23 janvier 2026, n°25/01234 (condamnation d’un donneur d’ordre pour discrimination).
- Cons. const., décision n°2024-1109 QPC du 14 juin 2024 (liberté de la preuve en matière de discrimination).

